Un taux qui passe de 20 % à 25 % gagne cinq points de pourcentage, mais augmente de 25 %. Les deux chiffres décrivent la même évolution avec deux références différentes. Voici comment choisir celui qui répond à votre question.
Les points mesurent l’écart entre deux taux
Soustrayez simplement les taux : 25 − 20 = 5 points. Cette façon de parler convient pour comparer deux parts déjà exprimées en pourcentage, par exemple un taux de réussite ou une part de marché. Elle évite de confondre une différence de taux avec une croissance relative.
Le pourcentage de variation se rapporte au départ
Pour mesurer la hausse relative, divisez l’écart par la valeur initiale : (25 − 20) ÷ 20 × 100 = 25 %. Le choix du dénominateur est essentiel. Dans l’autre sens, passer de 25 % à 20 % représente une baisse de cinq points, mais une baisse relative de 20 %. Une hausse et une baisse de même amplitude n’ont donc pas toujours le même pourcentage.
Une remise n’est pas une différence de taux
Une remise de 20 % sur 80 € retire 16 € et laisse 64 €. Ici, vous cherchez une part du prix, pas une variation entre deux taux. Deux remises successives de 20 % puis 10 % donnent 57,60 € : la seconde remise porte sur les 64 € restants. Les taux ne s’additionnent pas.
Le cas où la valeur de départ est zéro
Une variation relative à partir de zéro ne se calcule pas par cette formule : elle demanderait de diviser par zéro. Si une activité passe de zéro à dix ventes, indiquez dix ventes supplémentaires. N’affichez pas une hausse de 100 %, qui signifierait un doublement d’une valeur initiale non nulle.
Quel outil utiliser ?
Pour obtenir une part d’un montant, utilisez Pourcentage. Pour comparer un avant et un après, choisissez Variation en pourcentage. Pour des réductions appliquées l’une après l’autre, utilisez Remises successives. Notez toujours la valeur de départ et son unité avant de saisir les nombres.
Les calculettes associées
Calculer une part en pourcentage